[Livre] “No steak” d’Aymeric Caron, à mettre entre toutes les mains

Il y a des livres qui marquent plus ou moins lorsqu’on les lis. Il y en a même certains pour lesquels on se dit “mais j’aurais pu écrire ça !”, pas pour remettre en cause le talent de l’auteur et dire qu’on aurait fait aussi bien, mais dans le sens où on est hyper d’accord avec tout ce qu’il écrit.

Vous avez déjà eu cette sensation ?

Et bien moi ça m’a fait ça avec le livre No steak, écrit par Aymeric Caron. Je l’avais acheté sans grande conviction, m’attendant à un livre vindicatif, accusateur et un peu “extrême”. Oui j’avoue, j’avais cette image là d’Aymeric Caron, sans vraiment le connaître en fait. Image que j’ai bien revue depuis, je le trouve maintenant très pertinent, précis, drôle et plutôt ouvert d’esprit. Mea culpa Aymeric. 

Dans ce livre, Aymeric Caron explore notre rapport à la viande. Il essaie de comprendre pourquoi les chats et les chiens sont traités comme des rois dans certains pays et finissent au fond d’une casserole dans d’autres. Il se lance également dans une retrospective pour tenter de comprendre pourquoi au fil du temps, nous avons choisi de consommer des cochons, poulets et boeufs, et comment ceux-ci sont produits.
Il explique aussi pourquoi bientôt, nous ne mangerons plus de viande car nos ressources en eau et terres ne suffirons pas à combler les besoins carnés de la population grandissante.
Enfin, il dresse un bilan de santé du végétarien.

Le livre est organisé autour de 8 raisons pour lesquelles bientôt nous ne mangerons plus de viande, chacune faisant l’objet d’un chapitre.

Raison 1 : Parce que la viande détruit la planète

Raison 2 : Parce que nous sommes incohérents avec les animaux

Raison 3 : Parce que l’on n’assume pas la mort de l’animal que l’on mange

Raison 4 : Parce que l’amour de la viande est culturel, pas naturel

Raison 5 : Parce que nous n’avons pas besoin de viande pour vivre

Raison 6 : Parce que les animaux que nous mangeons nous ressemblent

Raison 7 : Parce que la moral nous commande d’arrêter la viande

Raison 8 : Parce que le végétarisme est moderne depuis des millénaires

La première chose qui m’a frappé c’est à quel point l’auteur s’est documenté pour rédiger son livre. Il cite régulièrement ses sources, toutes regroupées à la fin du livre sur de nombreuses pages.

Je vais reprendre les grandes lignes de ce qui est dit dans chaque chapitre, si vous souhaitez en avoir un aperçu, mais je ne peux que vous recommander la lecture du livre en entier.

Raison 1 : Parce que la viande détruit la planète

Déjà dès le début, Aymeric (je me permets de l’appeler par son prénom j’espère qu’il ne m’en voudra pas) m’a conquis car il dit cette phrase que je répète souvent : “Le végétarisme ne doit pas être vécu comme une contrainte, mais comme une évidence“. Alleluia, gloire à toi Aymeric !

Quelques chiffres

Viennent ensuite ces chiffres glaçants : en 1 minute, le nombre d’animaux tués dans le monde pour être consommés : 87 226 poulets, 1 268 dindes, 4 206 canards, 2 387 cochons, 545 bovins, 946 moutons et 1 970 lapins. Difficile de se rendre compte tellement les chiffres sont grands… Moi ça me fait froid dans le dos. 1 seule minute, vous vous rendez compte !

Pire encore, à la fin de sa vie, une personne mangeant de la viande aura mangé en quantité près de 1 500 animaux d’élevage au total (toutes races additionnées, c’est à dire boeufs, poulets, cochons, moutons, lapins, etc.) ainsi qu’une tonne d’animaux marins.

Nous sommes trop nombreux pour être tous carnivores

La population mondiale est en plein boom, elle a grossit d’un milliard en seulement douze petites années. En 2050 nous serons probablement 15 milliards, mais la planète n’a pas les ressources suffisantes pour subvenir aux besoins de tout ce monde là. D’autant plus qu’il est prévu que la consommation de viande double d’ici là. 

L’obésité continue d’augmenter dans le monde au même rythme que la famine. C’est le monde à l’envers… Les céréales produites dans les pays les plus démunis, plutôt que de nourrir les populations locales – qui bien souvent meurent littéralement de faim -, partent dans les pays riches pour nourrir le bétail, dont les hommes vont ensuite se nourrir.

Sur un hectare de terre, un agriculteur peut nourrir jusqu’à 30 personnes avec des végétaux (céréales, fruits et légumes) mais uniquement 10 avec des produits d’origine animale (viande, oeuf, lait). En effet, la production de viande à un rendement bien plus faible que la production de végétaux. Or les trois quarts des terres agricoles sont aujourd’hui consacrées au bétail…
Pour produire 1 000 kilos de boeuf, il faut 7 000 kilos de céréales. Tous ces céréales pourraient nourrir une quantité bien plus grande de personnes que la viande.

1 kilo de viande = une année de douche

La production de viande est une énorme consommatrice d’eau et pour produire 1 kilo de boeuf, il faut autant d’eau que consommerait une personne pour une année entière de douche.

En plus de cela la production de viande pollue l’eau qu’elle ne consomme pas, par les déjections des animaux et la pollution. Les boeufs et les porcs polluent plus que l’ensemble des transports sur la planète.

Raison 2 : Parce que nous sommes incohérents avec les animaux

Les chiens et les chats bénéficient d’hôtels de luxes au Canada alors qu’ils sont abattus et dévorés sans ménagement en Chine. D’un bout à l’autre de la planète, ou bien encore dans un même pays mais selon l’époque, les animaux d’une même race passent du statut de star au statut de menu pour le dîner. Où est là logique dans tout ça ?

Le cheval par exemple était régulièrement consommé il y a quelques années puis plus du tout car celui-ci a eu la chance d’accéder au statut d'”ami de l’homme” au même titre que le chien. Et on ne mange pas ses amis.

Par ailleurs, la mort d’un bébé panda ou d’un troupeau de brebis, dévorées par des loups fera la une des journaux et sera présenté comme un drame extrêmement triste alors que personne ne se soucie des 946 moutons qui sont abattus chaque minute dans le monde.

Nous aimons ce qui nous ressemble ou ce qui est mignon, mais nous soucions peu des boeufs, cochons ou poulets, car ils ne sont ni mignons, ni super intelligents et qui sont assez inoffensifs pour se laisser élever et emmener à l’abattoir sans trop de rébellion.

Même chose pour les insectes qui représentent une nourriture classique dans de nombreux pays mais dont la vue en écoeure plus d’un en occident.

D’un côté un chien sera traité comme un membre de la famille envers lequel on a des devoir de bons soins (qui peuvent conduire en prison s’ils ne sont pas respectés) et de l’autre côté nous mangeons avec gourmandise du mouton ou du boeuf et nous soucions peu de leurs conditions de vie et de mort.

Lorsqu’on se penche un peu sur la question, on se rend compte de l’illogisme dans notre rapport aux animaux. Et les critères sur lesquels nous nous basons pour dire que nous aimons tel ou tel animal mais que nous pouvons manger tel ou tel autre ne sont pas très clairs.

Raison 3 : Parce que l’on n’assume pas la mort de l’animal que l’on mange

La plupart des carnivores refusent de regarder les images filmées dans les abattoirs ou même simplement de penser à l’animal auquel appartenait le morceau de viande qu’ils sont en train de manger.

Et l’industrie de la viande fait tout pour que le steak proposé aux consommateurs soit déconnecté de la vache dont il vient. Chez le boucher, on ne voit plus les carcasses des animaux comme c’était le cas avant, on ne voit que les morceaux de viande préparés, nettoyés et joliment disposés.
Les publicités pour un steak ou du jambon ne parlent pas de l’animal mais associent le produit à la convivialité, la joie de partager un bon repas, etc. On ne se soucie jamais des animaux et on ne les montre jamais. Ou si on les montre c’est toujours dans un cadre bucolique, où il sont en liberté et heureux, on ne les montre pas dans leur réalité, entassés dans des hangars.

De même que “les abattoirs n’existent pas”, tout est fait pour qu’ils soient bien cachés et jamais montrés au public. Il est presque plus facile d’entrer par effraction dans une centrale nucléaire que dans un abattoir.

L’auteur évoque les conditions de vie des vaches (dont je vous parlais dans mon article “Pourquoi j’ai arrêté les produits laitiers“), des cochons – dont les femelles vivent dans des cages où elles n’ont même pas la place de se retourner et dont les petits ont la queue coupée, les testicules enlevées et les dents limées, le tout sans anesthésie évidemment -, des poulets – qui vivent entassés avec chacun l’espace équivalent à une feuille A4, à qui ont coupe le bec à vif et dont les poussins mâles sont broyés vivants car ils ne “servent” à rien vu qu’ils ne pondent pas et n’engraissent pas assez pour être consommés.

Les animaux sont censés être égorgés APRES avoir été “étourdis” (avec un pistolet qui perfore le crâne jusqu’à la cervelle) afin que l’animal soit déjà inconscient avant d’être tué, mais la plupart le sont sans cela. L’étourdissement n’est pas toujours respecté ou bien il est mal fait et les animaux agonisent pendant de longues minutes (jusqu’à 15 minutes parfois) et essayent de se relever ou de respirer.

Autre fait intéressant, en île de France par exemple 100% de la viande abattue l’est selon les traditions musulmane et juive (donc sans étourdissement préalable), car les 5 abattoirs que compte la région sont dédiés à l’abattage “rituel”. Au niveau national, 48% des animaux abattus le sont sans étourdissement.
Les consommateurs qui ne souhaitent pas manger halal ou casher (et pensent que les animaux sont bien étourdis avant abattage) ne le savent pas toujours car il n’est jamais précisé sur les barquettes de viande si l’animale a été étourdi avant d’être saigné ou non. Il est donc impossible de se dédouaner de consommer de la viande en disant que les animaux ne souffrent pas puisqu’ils sont inconscients au moment d’être tués, car cela est faux dans la majorité des cas.

Raison 4 : Parce que l’amour de la viande est culturel, pas naturel

Lorsqu’on est le seul végétarien à table, on est très souvent bombardé de questions. Il semble en effet “anormal” de ne pas manger de viande tant elle fait partie de la culture. Comme le dit l’auteur “(…) les végétariens, et à plus forte raison les végétaliens, sont encouragés malgré eux à se replier sur eux-mêmes. Non seulement parce qu’on leur renvoie l’image de personnages bizarres et emmerdeurs, mais aussi parce qu’on leur répète qu’ils ne sont pas tout à fait adaptés au monde social”.

Les omnivores avancent souvent l’argument que les hommes préhistoriques étaient carnivores et qu’il est donc normal que nous le soyons aussi. Mais comme le souligne Aymeric Caron, si nous devions comparer tous nos comportements à ceux de l’homme préhistorique, le raisonnement ne tiendrait plus debout, tant notre société a évolué depuis.

Par ailleurs, les hommes préhistoriques mangeaient de la viande car ils n’avaient pas grand chose d’autre à manger. La nature leur offrait des végétaux et de la viande et c’est à peu près tout. La consommation de viande n’est pas liée à la nature de l’homme mais à des phases de son évolution. Nos ancêtres les plus lointains (il a 7 millions d’années) étaient végétariens, ils ne mangeaient que des végétaux, puis il y a 2,5 millions d’années, l’Homo habilis a commencé à manger de la viande mais uniquement en récupérant les proies tuées par d’autres animaux. La vraie chasse est apparue il y a entre 800 000 et 450 000 ans. L’homme s’est donc passé de viande pendant 4,5 millions d’années. De plus nous sommes la seule espèce à cuire la viande avant de la manger, afin d’en tuer les bactéries dangereuses. Cela remet en doute le fait que nous soyons de vrais carnivores… Avez-vous déjà vu un tigre rôtir une antilope avant de la dévorer ?

Et surtout, comme l’indique l’auteur, “même si nous avons été carnivores pendant une période de notre évolution, pourquoi ce comportement serait-il immuable ?“.

Pourquoi le végétarisme a-t-il du mal à faire sa place en France ?

Depuis 2010, le repas gastronomique des Français figure au patrimoine mondial de l’Unesco. Et la gastronomie française tourne principalement autour de la viande. Pas question alors d’y toucher et d’envisager un repas sans viande. Beaucoup de personnes pensent également que la viande est ce qui apporte force, énergie et performance. La viande est également associés à la richesse, en effet, pendant longtemps, les populations pauvres ont rarement accès à la viande alors qu’on la trouve en abondance dans les populations riches.

Raison 5 : Parce que nous n’avons pas besoin de viande pour vivre

Petit tour d’horizon des multiples athlètes végétariens ou véganes, qui sont la preuve vivante que nous n’avons pas besoin de viande (ni de produits d’origine animale) pour vivre en bonne santé et en pleine forme. L’auteur en cite une liste conséquente avec de nombreux exemples et anecdotes, puis enchaîne sur ce passage “la viande tue deux fois”. En effet, elle tue d’abord l’animal et ensuite, l’homme qui l’ingère, car la viande peut être à l’origine de nombreuses maladies et problèmes de santé. Tout ceci est démontré dans le livre “l’enquête Campbell”, très célèbre et reconnu pour la qualité des recherches menée par son auteur.

Pas de viande = pas de protéines ?

Cela est faux évidemment, le soja par exemple contient plus de protéines que la viande (40% pour le soja versus 20% pour la viande, soit 2 fois plus). Même chose pour les autres légumineuses et les oléagineux (noix, amandes, etc.) qui en contiennent en moyenne autant que la viande. Les céréales ne sont pas en reste avec leur 10% à 15% de protéines.

En associant céréales et légumineuses, on trouve toutes les protéines dont le corps à besoin, aussi bien assimilables que les protéines animales.

Aymeric Caron parle du plaisir de manger végétarien et tort le cou à beaucoup de croyances qui associent le végétarisme à une nourriture fade et sans plaisir. C’est justement ce que j’ai envie de montrer sur ce blog. Personnellement je crois que je ne me suis jamais autant régalée que depuis que je suis végétarienne ! J’ai découvert de nouvelles saveurs, de nouveaux aliments, plats, recettes, restaurants, bref, c’est la fête pour mes papilles.

Raison 6 : Parce que les animaux que nous mangeons nous ressemblent

L’auteur rappelle que l’homme appartenant à la famille des singes, il est lui aussi un animal. Ce à quoi beaucoup de personnes répondent généralement que chaque animal fait partie de la chaîne alimentaire et qu’on est soit mangés soit mangeur. Mais tous les animaux ne mangent pas d’autres animaux et de nombreux mammifères sont herbivores. 

Par ailleurs, l’auteur fait remarquer grâce à de nombreux exemples que nous avons souvent des comportements “bestiaux” et primaires qui nous rapprochent des autres espèces animales. Nous oublions parfois les repères sociaux et nous laissons aller à la violence. Nous avons plus de points communs avec les animaux qu’on ne le pense. Ceux-ci sont également doués d’empathie par exemple.

Le fait de se sentir supérieur et de s’accorder tous les droits sur les animaux sous prétexte que nous savons parler, lire, écrire, faire de grandes études ou obtenir des prix Nobel, et de considérer que les animaux ne ressentent rien est fausse. Les vaches par exemple ne savent peut-être pas résoudre un problème de maths mais elles souffrent réellement lorsqu’on les séparent brutalement de leur veau qui vient de naître. Cela se voit facilement au fait qu’elle crie et le réclame pendant des jours.

Les animaux nous ressemblent bien plus qu’on ne le pense. Même les poissons, qui ne peuvent pas crier lorsqu’un harpon transperce leur joue, mais qui possède un système nerveux aussi sensible à la douleur que le nôtre.

Raison 7 : Parce que la moral nous commande d’arrêter la viande

Cette partie est difficile à résumer tant elle est dense, mais un passage m’a particulièrement marquée : l’auteur y explique que selon lui, “devenir végétarien lorsqu’on mange peu de viande ou limiter considérablement sa consommation de viande lorsqu’on en mange beaucoup, c’est la même chose. L’effort est identique. (…) On sauvera davantage d’animaux en convainquant 50% de la population de réduire de moitié leur consommation de viande plutôt qu’en convainquant 1% de ne plus manger de viande du tout.”

Je crois que je suis assez d’accord avec ça. Certains végétariens ou véganes ont tendance à rejeter en bloc ceux qui disent réduire simplement leur consommation de viande, en disant que cela ne sert à rien et qu’il vaut mieux tout arrêter. Or j’ai tendance à encourager ce type de comportement, je pense que c’est un premier pas et que si une grande quantité de gens adopte ce comportement, l’impact sera quand même conséquent.

L’auteur explique dans cette partie, les différences entre les antispécistes, les biocentristes, etc. Et rappelle que le mouvement végé (regroupant les végétariens et les véganes) est en marche et s’amplifie. De nombreuses célébrités commencent à en parler ouvertement, de nombreux salons et conférences ont lieu sur le sujet en France.

Enfin l’auteur dit une chose très vraie : bien qu’il soit pour les profondes convictions, il prône l’ouverture d’esprit et met en garde contre la propagande de certains végé. Il n’est pas utile, voir contreproductif de rejeter ceux qui ne sont pas végétariens, de les accabler et de chercher à les faire changer à tout prix.

Raison 8 : Parce que le végétarisme est moderne depuis des millénaires

De nombreuses personnes célèbres étaient végétariennes ou défenseurs des animaux, il y a de cela plusieurs siècles cette tendance n’est pas nouvelle : Pythagore, Montaigne, Jean-Jaques Rousseau, Victor Hugo, etc.

En conclusion, l’auteur rappelle que nous, humains, avons – pour la plupart – le choix de manger tel ou tel aliment et d’adopter tel ou tel régime alimentaire, contrairement à beaucoup d’animaux qui n’ont d’autres choix que de manger ce qui se trouve à proximité d’eux, dont bien souvent, d’autres animaux.
Mais nous, nous n’avons pas besoin de manger d’autres animaux et nous avons le choix d’adopter une alimentation dépourvue de viande et de produits d’origine animale et de respecter les animaux et la planète.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment adoré ce livre, plein de réflexions constructives et ouvertes, d’exemples, de faits vérifiés, d’humour et de bienveillance. A mettre entre toutes les mains, carnivores, végétariennes ou véganes 🙂

Et vous, l’avez-vous lu ? En avez-vous envie ? Aimez-vous ce type d’articles ? Dites moi tout 🙂

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% commentaires (9)

Bravo pour cette chronique très riche.
J’ai pu voir récemment Aymeric Caron en interview et je trouve que c’est quelqu’un d’extrêmement intéressant. Et qui ne perd pas son sang-froid face aux remarques souvent provocantes des journalistes qu’il a en face de lui !
C’est amusant de voir que, dans sa 2ème partie “Parce que nous sommes incohérents avec les animaux” il commence à aborder l’antispécisme qui est le titre de son dernier livre, que j’envisage de lire très rapidement.

Je n’ai pas lu “No steak” mais ta chronique me donne très envie de le dévorer :p

Merci beaucoup Amélie !! Ravie que cette chronique t’ai plu 🙂 🙂
Totalement d’accord avec toi concernant Aymeric Caron, il est bluffant de sang-froid, j’aurais du mal à rester aussi calme moi haha
Et oui c’est vrai qu’il abordait déjà le thème de l’antispécisme, c’est un sujet qui lui tient à coeur apparemment. Je n’ai pas encore lu son nouveau livre non plus, mais il est sur ma liste, j’en ai entendu beaucoup de bien 🙂

Merci pour cette chronique. Comme je n’ai pas la télé, je n’ai pas la possibilité de regarder A. Caron régulièrement, mais ça fait un bout de temps que je veux acheter ce livre pour ma bib. Ce sera chose faite cet été 😉

Chouette ! J’espère que ce livre te plaira autant qu’à moi 🙂

Super chronique, un bon résumé de son livre 🙂 !

C’est vrai qu’Aymeric Caron se documente énormément… De plus, il parle en connaissance de cause avec ses 20 années de végétarisme et son passé de journaliste ayant visité pas mal de pays différents.

Quand tu as l’occasion fonce sur Antispéciste 🙂 ! Le travail sur la philosophie, la morale, l’éthique animale, le système politique est juste monumental. Aymeric caron est devenu une des figures Françaises les plus emblématiques du véganisme, et le seul véritable penseur sur les rapports entre l’homme et les autres espèces terrestres. Affaire à suivre 😉

Merci beaucoup 🙂
Oui Antispéciste est clairement sur ma liste de lectures prochaines, j’ai hâte de m’y plonger, je n’ai entendu que du positif dessus ! Et c’est vrai qu’il fait un boulot énorme de recherche, il est vraiment à fond sur le sujet !

Salut et merci pour cet article !

Je regardais des vidéos de Caron sur Youtube et faire une recherche sur lui sur Google m’a mené ici. J’ai déjà vu une de tes vidéo YouTube, celle sur tes résultats d’analyse de sang. Mais je ne suis pas (encore) un fidèle.
J’aime bien les militants éthiques tels que Gurren vegan, Jihem Do, Earthling Ed ou sur la santé comme Mic the vegan et le Dr Michael Greger (Nutrition Facts).

Je devrais un peu plus m’intéresser aux femmes véganes en fait.

Caron est un très bon avocat du véganisme. Malheureusement la défense animale est encore dévalorisée car perçue comme de la sensiblerie (Caron l’évoque dans son livre il me semble) donc, dans une société sexiste, associé aux femmes, donc d’autant plus dévalorisé.
C’est triste à dire mais sur ce sujet, la voix des hommes (de préférence d’apparence virile) a peut-être plus d’impact.

Ça ne doit surtout pas empêcher les femmes de parler ! Vous devez constituer 90% des végé !

Mais nous sommes mysogines en plus d’être spécistes.

J’ai dévoré No Steack.
Et tu le résumes bien.

Les idées qui y sont développées étaient déjà les miennes avant de commencer la lecture. Mais de manière non formulée et un peu confuse.
Caron les a mises en forme et m’a permis de les structurer et d’améliorer mon argumentaire sur le véganisme.
Même si avoir son éloquence, son aisance et son calme à l’oral reste un rêve pour moi.

Mais j’ai moi aussi eu cette sensation que j’aurais pu écrire ce livre.

J’en suis à lire Antispéciste maintenant. Il est long mais très intéressant.

Comme tu le dis, c’est un livre à mettre entre toutes les mains. Mais ça n’est pas évident. Certains refusent de prendre le risque d’avaler la pilule rouge et voir ainsi leur confort et leurs habitudes chamboulées par la prise de conscience de l’écart entre leur comportement et leur éthique. Car la plupart des gens condamnent la cruauté animale sans agir en conséquence (comme l’écrit Caron).

Je n’ai par exemple pas encore pu convaincre la compagne de le lire alors qu’elle me soutient en mangeant végétalien à la maison la plupart du temps, sinon vgr.
Mais elle craque toujours de temps en temps pour un peu de viande dehors.
Comme si elle n’avait pas conscience de l’ampleur des enjeux du véganisme et minimisait les conséquences de l’élevage.

No Steack lui ouvrirait les yeux pourtant.

Peut-être devrais-je lui montrer Forks over knives, What the health, Conspiracy ou même Earthling !
Mais j’ai des scrupules à le faire car je crains plus de faire souffrir celle qui m’est la plus proche. Cela se fait aux détriments des animaux pourtant. Je dois trouver le courage !

Merci à celles et ceux qui auront lu ce mur de texte.

Bonjour à toi 🙂
Merci pour ce long commentaire. Ravie que No Steak t’ai plu !
Tu as raison, à l’heure actuelle le veganisme est encore trop associé à la sensibilité et au manque de virilité, heureusement que des gens comme Aymeric Caron en parle !
Pour ta compagne, demande lui si elle souhaite voir les documentaires, si elle choisit de les voir, alors ce n’est pas la faire souffrir, c’est son choix 🙂
Bon courage à toi et plein de bonnes choses !
Anne-So

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